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Boby — détection de pleurs · V2

CED, sur des fenêtres de 3 secondes

La V1 comparait six modèles sur des clips entiers et un corpus de laboratoire. Depuis, le corpus a été ré-annoté, tout a été redécoupé en fenêtres de 3 s — la forme que voit réellement un moniteur — et un modèle s'est détaché. Conclusion de cette V2 : CED et son seuil sont déployables aujourd'hui, à la condition d'être surveillés. Les neuf diapositives qui suivent établissent le chiffre, les trois dernières disent à quelles conditions.

100,0 %des enregistrements TheBoby où un pleur est détecté, au point de fonctionnement retenu
1,9fausses alarmes dans une nuit de chambre normale — 200 événements sonores, un chiffre que nous n'avons pas mesuré
8 780fenêtres ré-annotées à l'oreille, sur 53 818 au total

Chiffres mesurés le 27/09/2026. Tout ce qui suit est calculé depuis evaluation/window_scores/stream3s/ ; aucun nombre n'est saisi à la main.

01 — Le jeu de données

53 818 fenêtres de 3 secondes, cinq corpus, une partie ré-annotée

Chaque enregistrement est découpé en fenêtres jointives non chevauchantes, reste abandonné. C'est la forme qu'un moniteur reçoit : des buffers fixes qui arrivent les uns après les autres. Un pleur à cheval sur une frontière est coupé — c'est une propriété du déploiement, pas un artefact à corriger.

53 818 fenêtres · 44,8 h d'audio · 53 003 évaluées, 815 jugées indécidables et écartées
CorpusEnregistrementsFenêtresDont pleurRôle
AudioSet1 3484 0072 021négatifs vocaux difficiles
ESC502 0002 00040négatifs faciles, témoin
FSD50K3 56810 418187paysage de chambre — règle les fausses alarmes
TheBoby44247227audio produit — règle le rappel
deBarbaroCry36 33136 33117 554comparaison des modèles, ré-annoté
8 780fenêtres dont la vérité terrain vient d'une écoute et non de l'étiquette d'origine — deux campagnes, 815 jugées indécidables et écartées
23doublons binaires retirés : 3 sur TheBoby, 20 sur AudioSet — dont plusieurs fois le même fichier sous deux classes différentes
33,9 %des désaccords entre modèle et étiquette venaient de l'étiquette, pas du modèle. C'est ce que la ré-annotation a corrigé.

02 — Le modèle

CED décide sur une classe parmi 527, et ce n'est pas toujours celle qu'il nomme

CED classe l'audio sur l'ontologie AudioSet. On lit le score d'une seule classe, Baby cry, infant cry. Les 526 autres ne sont pas des concurrentes : ce sont des sigmoïdes indépendantes, vérifié à l'écart nul en rejouant le modèle sur 1, 3 puis 521 classes.

Classe mise en tête par CED, sur les 20 029 fenêtres contenant un pleur
ClassePart
Baby cry, infant cry39,0 %
Speech25,0 %
Crying, sobbing14,6 %
Babbling7,2 %
Animal4,2 %
Music1,8 %
39,0 % en tête, 75,2 % dans le top-3 CED nomme correctement le pleur deux fois sur cinq, et l'a en tête de liste trois fois sur quatre. À comparer à YAMNet, qui met la même classe en tête 0,5 % du temps et dit « sanglot » dans 55,6 % des cas — on y lisait un score de second rang.
Le concurrent est la parole Speech arrive en tête sur 25,0 % des fenêtres de pleur, et sur 30,1 % du corpus entier. C'est le son dominant d'une chambre, et la principale source de confusion.

03 — Méthode

Le seuil se règle sur l'audio produit, pas sur le corpus de laboratoire

deBarbaroCry a servi à comparer les modèles. Il ne peut pas servir à régler le seuil : un son sur deux y est un pleur, alors qu'une chambre en compte une poignée par nuit. Le réglage se lit sur les deux corpus qui répondent chacun à une moitié de la question.

TheBoby — le rappel43 enregistrements réels de chambre, 227 fenêtres de pleur, presque aucun négatif. Il répond à une seule question : quelle part des pleurs est attrapée.
FSD50K — les fausses alarmes10 231 fenêtres non-pleur d'un paysage de chambre — parole, vaisselle, chasse d'eau, pas. Il répond au coût de chaque déclenchement de trop.
Taux mesuré sur les 10 231 fenêtres non-pleur de FSD50K · ce qu'il devient en alarmes se lit à la diapositive suivante
Taux viséSeuilRappel fenêtreRappel par enregistrementTaux de fausses alarmes
≤ 0,05 %0.078577,1 %86,0 %0,06 %
≤ 0,10 %0.060781,9 %93,0 %0,11 %
≤ 0,50 %0.009295,6 %97,7 %0,51 %
≤ 1,00 %0.003698,7 %100,0 %1,01 %
retenu — rappel d'abord0.004098,7 %100,0 %0,93 %

Les quatre premières lignes se lisent depuis un taux de fausses alarmes visé ; la dernière se lit depuis le rappel, et c'est elle qui est retenue. À 0,0040, CED n'en manque aucun : 100,0 % des enregistrements de TheBoby déclenchent. Un pleur manqué est une panne produit — une alarme de trop est un agacement — et cette asymétrie justifie de payer le rappel au prix fort.

Ce prix est un taux de 0,93 %, soit 1,9 alarmes dans une nuit de chambre normale. Un taux ne se ressent pas — c'est en alarmes qu'il se juge, et la conversion fait l'objet de la diapositive suivante plutôt que d'une note de bas de page.

Le rappel par enregistrement est le chiffre produit : un bébé qui pleure produit des dizaines de fenêtres consécutives, il suffit d'en attraper une pour alerter. Le rappel par fenêtre sous-estime donc ce que vit le client.

04 — Méthode

D'où vient le nombre de fausses alarmes par nuit

Un taux de faux positifs ne se ressent pas. Ce qu'un parent subit est un nombre de réveils, et le passage de l'un à l'autre tient à une seule quantité : combien de sons une chambre produit dans une nuit. Le moniteur ne juge que ce qu'il entend — une chambre silencieuse ne lui soumet rien.

alarmes / nuit = taux de fausses alarmes × nombre d'événements sonores les trois scénarios ci-dessous sont ceux de la présentation V1, pour que les deux se lisent côte à côte
Alarmes par nuit selon l'activité sonore de la chambre · taux mesurés sur FSD50K
RéglageTaux chambre calme
50 événements
chambre normale
200 événements
chambre animée
500 événements
≤ 0,05 %0,06 %0,00,10,3
≤ 0,10 %0,11 %0,10,20,5
≤ 0,50 %0,51 %0,31,02,5
≤ 1,00 %1,01 %0,52,05,0
seuil retenu — 0,00400,93 %0,51,94,6
Le nombre d'événements est une hypothèse 50, 200 et 500 ne sont pas mesurés : aucun de nos corpus n'est une nuit complète, ils sont tous faits d'extraits. Les colonnes sont là pour qu'un lecteur qui conteste le chiffre lise sa propre colonne plutôt que le nôtre.
Plancher de mesure FSD50K compte 10 231 fenêtres non-pleur : le plus petit taux mesurable est 1 sur 10 231. En dessous, tout chiffre d'alarmes serait une extrapolation et non une mesure.
À mesurer en priorité une nuit complète enregistrée dans une vraie chambre donnerait le nombre d'événements réel, et transformerait toute cette diapositive en chiffres produit. C'est peu coûteux et ça manque.

05 — Résultats

100,0 % des épisodes de pleurs détectés, 1,9 fausses alarmes par nuit

Au seuil retenu de 0,0040, lu sur l'ensemble des cinq corpus. Le rappel par fenêtre est de 98,7 % : les fenêtres manquées sont majoritairement celles où le pleur est faible ou noyé, et l'épisode reste détecté par ses voisines.

Seuil 0,0040 appliqué aux cinq corpus · vérité terrain révisée
CorpusFenêtresPrévalenceRappelPrécisionFausses alarmesTaux
AudioSet4 00750,4 %84,0 %76,4 %52526,44 %
ESC502 0002,0 %100,0 %80,0 %100,51 %
FSD50K10 4181,8 %93,6 %64,8 %950,93 %
TheBoby24791,9 %98,7 %96,1 %945,00 %
deBarbaroCry36 33148,3 %96,3 %85,5 %2 87515,31 %
100,0 %43 enregistrements TheBoby sur 43 · IC95 91,8 % – 100,0 % — l'échantillon est petit, l'intervalle est large
1,9fausses alarmes par nuit. Exiger deux fenêtres consécutives les ramène à 0,5, au prix d'un rappel qui tombe à 83,7 %
85,5 %de précision sur deBarbaroCry, où la prévalence est de 50 %. Ce chiffre ne se transporte pas en chambre : il dépend de la proportion de pleurs.

06 — Les erreurs

Le bruit de fond gouverne les deux erreurs — en sens opposés

Les pleurs ratés sont des pleurs noyés, pas des pleurs mal jugés : le taux de raté suit le bruit de fond, et fortement. Les fausses alarmes font exactement l'inverse, et c'est le résultat le moins intuitif de cette présentation.

Les deux types d'erreur sur la même règle · quartiles coupés sur l'ensemble du corpus
Bruit de fondMasse hors bébéFenêtres Dont pleurPleurs ratésFaux positifs
Q1 calme0,03 – 0,6213 25111 3720,6 %32,3 %
Q20,62 – 1,1213 2514 8324,5 %10,9 %
Q31,12 – 1,6313 2502 58211,5 %11,1 %
Q4 bruyant1,63 – 5,1213 2511 24332,3 %6,7 %
Les ratés suivent le bruit — facteur 57 0,6 % de pleurs manqués dans le quartile calme, 32,3 % dans le bruyant. C'est la variable qui explique le mieux les échecs, loin devant la classe prédite.
Les fausses alarmes font l'inverse — divisées par 4,8 32,3 % dans le quartile calme, 6,7 % dans le bruyant. La pente tient à l'intérieur de chaque corpus, ce n'est donc pas un effet de composition : AudioSet 40,2 % → 12,1 % · ESC50 0,8 % → 0,4 % · FSD50K 1,8 % → 0,7 % · deBarbaroCry 23,1 % → 8,8 %.
Le bruit est un atténuateur, pas un confondant Une fenêtre chargée voit toutes ses classes diluées, la cible comprise : son score baisse qu'elle contienne un pleur ou non. D'où les deux pentes opposées — et d'où le fait, contre-intuitif, que les fausses alarmes se concentrent dans les fenêtres les plus propres. C'est ce qui fera échouer la porte de la diapositive 08.

Comment le bruit de fond est mesuré. CED sort une probabilité pour chacune de ses 527 classes ; on somme celles qui ne décrivent pas ce bébé — ni son pleur sous quelque nom que ce soit, ni ses autres sons — et on y ajoute la masse résiduelle des classes hors du vocabulaire de chambre. Cette somme vaut 0 quand le modèle n'entend que le bébé et croît avec tout ce qui se superpose. Toutes les fenêtres sont ensuite triées par cette valeur et coupées en quatre paquets de même taille : pleurs et non-pleurs sur la même règle, sans quoi les deux colonnes ne seraient pas comparables. Les bornes ne sont pas choisies, elles tombent là où les quartiles tombent. Un frère qui pleure dans la même pièce compte comme du bruit, parce qu'il ne déclenche pas l'alerte.

07 — Les erreurs

Aux deux bouts de l'échelle, ce ne sont pas les mêmes fausses alarmes

Un taux ne dit pas ce qui a déclenché. En lisant la classe que CED met en tête, quartile par quartile, la population se sépare nettement en deux — et les deux n'ont ni la même cause, ni le même coût pour le client.

De quoi les fausses alarmes sont faites, quartile par quartile · classe que CED met en tête, en part de colonne
Ce que CED dit entendreQ1 calme Q2Q3Q4 bruyant
Faux positifs6079141 187806
bébé / pleur89,0 %32,9 %5,2 %0,4 %
parole1,6 %29,3 %70,0 %81,4 %
autre9,4 %37,7 %24,8 %18,2 %
Deux populations, pas deux degrés Dans le quartile calme, 89 % des fausses alarmes sont un bébé qui fait un bruit qui n'est pas un pleur — le babillage domine. Dans le bruyant, 81 % sont de la parole.

L'une est un problème de vocabulaire : la frontière entre pleurer et vocaliser est floue, et c'est l'objet de la diapositive 10. L'autre est un problème de seuil : à 0,0040, une voix suffit à faire passer la classe cible au-dessus.
26 % des fausses alarmes sont un bruit de bébé soit 0,55 alarme par nuit qu'un parent ne vivrait pas forcément comme une erreur : le bébé est bien réveillé. La diapositive 10 chiffre ce que coûterait de les assumer comme des alertes.
74 % des pleurs ratés tombent dans des classes sans nom sur 982 ratés, la masse dominante est hors du paysage de chambre ; parole, musique et voiture réunies pèsent moins de 20 %. Bruit d'enregistrement ou pleur mal nommé — c'est la première chose à trancher.

08 — Une piste

Et si l'on n'alertait que sur les fenêtres dont la masse hors bébé est faible ?

La masse hors bébé sépare d'un facteur 57 : servons-nous-en comme porte — juger tout, mais refuser d'alerter au-dessus d'un certain encombrement. La règle ne coûte rien, les deux quantités sortent du même passage.

Porte appliquée à l'exécution, au seuil 0,0040 · la chambre produit les mêmes sons, le modèle refuse simplement d'alerter au-dessus
PorteFausses alarmes
FSD50K
TauxAlarmes / nuit Rappel fenêtre 3 sRappel par enregistrement
aucune porte950,93 %1,8695,1 %100,0 %
masse < 2,00800,78 %1,5693,4 %100,0 %
masse < 1,50720,70 %1,4189,1 %97,7 %
masse < 1,00460,45 %0,9073,5 %90,7 %
masse < 0,75360,35 %0,7062,7 %90,7 %
masse < 0,50170,17 %0,3349,3 %86,0 %
52 %des fausses alarmes supprimées par la porte à 1,00 — le taux tombe à 0,45 %, soit 0,90 alarmes par nuit
−9,3 pointsde rappel par enregistrement : 100,0 % sans porte, 90,7 % avec. Les épisodes perdus sont ceux dont toutes les fenêtres sont bruyantes.
97,7 %ce que le seuil seul atteint au même nombre d'alarmes. C'est la seule comparaison qui tranche, et elle tranche contre la porte.

Verdict : non. La porte supprime bien la moitié des fausses alarmes, mais monter le seuil les supprime autant et garde 7,0 points de rappel de plus.

09 — Méthode

Pourquoi un filtre ne se juge jamais sur le périmètre qu'il a choisi

La même porte, lue autrement : au lieu de refuser d'alerter, on retire les fenêtres du corpus. Tout semble alors s'améliorer. C'est le piège de lecture le plus coûteux du projet, et il vaut d'être vu une fois en entier.

Lecture en périmètre — le tableau de la diapositive 05 restreint aux fenêtres dont la masse hors bébé est < 1,00 · 43 % des fenêtres conservées, écart avec la diapositive 05 sous chaque chiffre
CorpusFenêtresPrévalence RappelPrécision Fausses alarmesTaux
AudioSet1 107 −2 90076,8 % +26,3 pt95,8 % +11,7 pt87,3 % +11,0 pt118 −40745,91 % +19,5 pt
ESC50394 −1 60610,2 % +8,2 pt100,0 % =95,2 % +15,2 pt2 −80,56 % +0,1 pt
FSD50K2 545 −7 8736,3 % +4,5 pt97,5 % +3,9 pt77,3 % +12,5 pt46 −491,93 % +1,0 pt
TheBoby213 −3492,0 % +0,1 pt100,0 % +1,3 pt95,6 % −0,5 pt9 =52,94 % +7,9 pt
deBarbaroCry18 455 −17 87674,2 % +25,9 pt98,7 % +2,4 pt92,5 % +7,1 pt1 091 −1 78422,94 % +7,6 pt
+28,0 pointsde prévalence en plus. C'est ce qui fait monter la précision — on a retiré des négatifs, pas amélioré le modèle.
23,6 %précision du corpus entier projetée à la prévalence d'une vraie chambre (0,3 %)
13,3 %celle du périmètre filtré, à la même prévalence. Deux fois moins bonne, parce que le taux de fausses alarmes a doublé.

Attention au piège de lecture. Ce tableau retire les fenêtres du corpus au lieu de refuser d'alerter dessus, et tout y semble s'améliorer : rappel et précision montent partout. Mais la prévalence monte de +28,0 points — on a retiré des négatifs, pas amélioré le modèle — et la seule grandeur qui transfère vers une chambre, le taux de fausses alarmes, monte dans les cinq corpus. Projetés à la prévalence d'une chambre réelle, les deux périmètres se départagent dans l'autre sens : 23,6 % contre 13,3 %. Un filtre ne se juge jamais sur le périmètre qu'il a lui-même choisi.

10 — Produit

Quelles classes écouter, et ce que chaque alarme de trop coûte

La classe cible est Baby cry, infant cry. CED sait en nommer d'autres, et la question se pose : faut-il aussi alerter sur le babillage, qui signale un bébé réveillé sans détresse ?

Même seuil, même audio — seule la définition de l'alerte change
Ce qu'on écouteRappel par enregistrementFausses alarmes / nuitCe que ça change pour le client
Le pleur seul100,0 %1,9alerte quand le bébé pleure. Recommandé.
Pleur ou babillage100,0 %3,3alerte aussi sur un bébé réveillé sans détresse
Pleur, deux fenêtres de suite83,7 %0,5exige que le pleur dure 6 s. Divise les fausses alarmes par 4, au prix de 16 points de rappel.

D'où viennent ces trois lignes. Le rappel est lu sur TheBoby — 43 enregistrements réels de chambre, 227 fenêtres — et compte un enregistrement comme détecté dès qu'une de ses fenêtres déclenche. Les fausses alarmes sont lues sur les 10 231 fenêtres non-pleur de FSD50K, converties en alarmes par nuit avec 200 événements sonores (diapositive 04). Le babillage n'est pas une seconde annotation : c'est la probabilité que CED donne lui-même à Babbling, et la ligne déclenche si l'une des deux classes passe le seuil.

La ligne « deux fenêtres de suite » est la moins solide. 47 % des enregistrements non-pleur de FSD50K ne durent qu'une seule fenêtre de 3 s : la règle ne peut pas y déclencher, quoi que le modèle entende. Une partie de la division des fausses alarmes vient donc de la longueur des clips du corpus et non de la règle. Le même biais joue en sens inverse sur le rappel. Ce chiffre demande un corpus de nuits continues avant d'être pris pour argent comptant.

×2les fausses alarmes sont multipliées par autant si l'on ajoute le babillage, pour 0,0 points de rappel en plus. Le rapport est mauvais.
Une alarme de trop n'est pas neutreelle réveille un parent qui dormait. Quelques nuits de fausses alertes suffisent à faire désactiver la notification — et le produit devient invisible au moment où il servirait.
Recommandationalerter sur le pleur seul, et exposer le babillage comme une information consultable et non comme une alerte poussée.

11 — Ce qui ne marche pas

Deux filtres testés, deux fois la même erreur

L'idée était la même dans les deux cas : un son de 3 s trop encombré ne vient pas d'une chambre de bébé, donc apprenons au modèle à s'abstenir. Les deux règles suppriment bien des fausses alarmes. Aucune ne bat le simple fait de monter le seuil, à nombre d'alarmes égal.

Exiger que Baby cry figure dans le top-X, en plus du seuil · rappel par enregistrement, à taux de fausses alarmes égal
Taux de fausses alarmesSeuil seul+ top-3+ top-2
≤ 0,05 %86,0 %83,7 %76,7 %
≤ 0,10 %93,0 %83,7 %76,7 %
≤ 0,50 %97,7 %83,7 %76,7 %
≤ 1,00 %100,0 %83,7 %76,7 %
seuil retenu100,0 %83,7 %76,7 %
−2,3 points condition de rang — le meilleur écart en sa faveur sur toute l'échelle. 16 % des épisodes n'ont jamais la cible dans le top-3 : aucun seuil ne les récupère, quand le seuil seul atteint 100,0 %.
−7,0 points porte sur le bruit — à nombre d'alarmes identique, la porte à 1,00 attrape 90,7 % des épisodes contre 97,7 % pour le seuil seul. Elle retire les pleurs qui vivaient dans le bruit, précisément les épisodes difficiles.

Le point commun mérite d'être retenu : un filtre qui retire du bruit retire aussi le signal noyé dedans, et le signal noyé est exactement ce qu'on cherchait à rattraper. La diapositive 06 l'avait annoncé — les fausses alarmes se concentrent dans les fenêtres propres (32,3 % contre 6,7 %), donc une porte anti-bruit garde précisément ce qu'elle prétendait écarter. Le seuil, lui, arbitre les deux d'un seul geste. Ce n'est pas un argument contre l'idée — c'est un argument pour la porter dans l'apprentissage plutôt que dans une règle a posteriori.

12 — Décision

Le modèle et le seuil sont prêts pour la production

Rien dans ce qui précède ne justifie d'attendre un modèle meilleur avant de déployer. Le point de fonctionnement tient, ses limites sont connues et chiffrées, et ce qui manque ne s'obtient pas en laboratoire : cela s'obtient en production.

Ce qui est acquis CED au seuil 0,0040, sur fenêtres de 3 s. 100,0 % des épisodes de pleurs détectés sur l'audio produit, pour 1,9 fausses alarmes dans une nuit de chambre normale. Alerter sur le pleur seul, exposer le babillage sans le pousser.
Ce qui est décidé et réversible Le seuil est un nombre dans un fichier de configuration. La diapositive 03 donne la courbe entière : viser un taux plus bas se fait sans réentraîner, sans redéployer le modèle, et sans nouvelle campagne d'annotation.
Ce qui reste incertain Le rappel repose sur 43 enregistrements — IC95 91,8 % – 100,0 %. Le taux de fausses alarmes est mesuré sur FSD50K, qui est un paysage sonore urbain et non une chambre. Ces deux inconnues se lèvent par la mesure en production, pas par un modèle de plus.
Déployer maintenant, avec le monitoring comme condition — pas comme intention sans les mesures de la diapositive suivante, les chiffres ci-dessus restent ceux d'un laboratoire

Deux chantiers restent ouverts et ne bloquent pas le déploiement : annoter autour du seuil (1 000 fenêtres ≈ 1 h 30 d'écoute, l'outil et la chaîne existent) et entraîner une tête sur les embeddings CED — les 527 sigmoïdes sont calibrées sur AudioSet, où le pleur est rare et la parole omniprésente, des a priori faux pour un babyphone. La renormalisation post-hoc testée ne rapporte que +0,0017 de PR-AUC : le plafond de cette voie est bas, l'apprentissage est le seul moyen d'aller plus loin. Les deux se nourrissent de ce que le monitoring produit.

13 — Condition de déploiement

Ce qu'il faut mesurer une fois en production, et à quel prix

Un détecteur en production n'a pas de vérité terrain. Tout le monitoring consiste à en fabriquer un peu, au bon endroit, et à surveiller gratuitement le reste. Quatre axes, du moins cher au plus cher.

1. Suivi statistique des prédictions — gratuit, quotidien Taux de déclenchement par nuit et par appareil, distribution des scores, classe mise en tête. Aucune annotation n'est nécessaire : l'inférence produit ces courbes elle-même, et une dérive du taux précède toute plainte client.

Alerter quand le taux d'un appareil sort de sa bande habituelle, ou que la part de Speech en tête bouge : le micro, la pièce ou la chaîne audio ont changé.
2. Suivi du bruit — gratuit, par chambre La masse hors bébé (diapositive 06) sort du même passage. Suivie par appareil, elle devient un indice de difficulté de la chambre : le taux de raté varie d'un facteur 57 entre le quartile calme et le bruyant.

Elle n'améliore pas la détection — diapositive 11 — mais elle explique les écarts entre clients sans écouter, et désigne les chambres où le produit tiendra mal ses promesses.
3. Revue de prédictions tirées au hasard — la mesure qui compte Un échantillon aléatoire des fenêtres qui ont déclenché donne la vraie précision en production. Aléatoire est le mot important : nos deux campagnes ont sélectionné les erreurs et ne sont pas redressables, faute d'avoir enregistré la probabilité d'inclusion. Celle-ci doit l'enregistrer.
Coût d'une estimation de précision · cadence mesurée 673 fenêtres/h
Précision voulueFenêtresÉcoute
± 5 points38534 min
± 3 points1 06895 min
± 2 points2 401214 min
4. Campagnes périodiques : dérive et effet chambre La même revue, stratifiée par appareil et répétée, tranche les deux questions qu'aucun corpus ne peut trancher : la performance se dégrade-t-elle dans le temps, et dépend-elle de la chambre ?

Le rappel est l'angle mort. L'estimer demande d'écouter ce qui n'a pas déclenché : à 0,3 % de prévalence, ~33 334 fenêtres (50 h) pour voir 100 pleurs. Seule voie tenable : l'échantillonnage stratifié autour du seuil, probabilité de tirage enregistrée.

Les deux premiers axes sont gratuits et détectent ; les deux derniers coûtent de l'écoute et mesurent. Ensemble ils produisent la donnée qui manque aujourd'hui — de l'audio de chambre réel, annoté, avec sa probabilité de tirage — c'est-à-dire le corpus dont les deux chantiers de la diapositive 12 ont besoin. Le monitoring n'est pas la fin du projet, c'est son alimentation.